Qu’est-ce que le Maternage Proximal

Si vous êtes jeune parent ou si vous attendez un bébé vous avez peut être entendu parler du fameux maternage proximal. Quand on ne s’y connait pas très bien on peut avoir des préjugés infondés dessus. Du genre, c’est une manière trop laxiste d’élever ses enfants. Ici je vais vous expliquer en quoi elle consiste et pourquoi il vaut mieux utiliser cette méthode.

Définition

Commençons par le début, le terme maternage n’est pas exacte car il implique que la mère. Or, ce type de pratique vise à ce que le papa ait sa place et soit aussi bienveillant et attentionné avec ses enfants que la maman. C’est pourquoi le terme parentalité proximale est plus juste.  

Pour faire simple la parentalité proximale, c’est prendre soin de son bébé. Mais ça ne s’arrête pas là. Elle consiste à répondre aux besoins de votre enfants dans le respect et la bienveillance. Vous êtes a l’écoute de votre bébé. Les besoins d’un bébé sont simple. Il a besoin de la chaleur et de la sécurité des bras de ses parents, être nourrir à la demande, être respecté et écouté. Le maternage proximal va donc y répondre constamment quelque soit l’heure de la journée ou de la nuit.

La Vision du Maternage

Le maternage a toujours existé. Et ce partout dans le monde. Même s’il a été rejeté pendant certaine période. Comme dans la vieille éducation où il fallait être dur avec ses enfants pour les endurcir. Depuis quelques années, il fait son retour en force. De plus en plus de parents prennent conscience que c’est la meilleur façon de prendre soin de son bébé pendant ses premières années de vie

On a tellement peur de mal faire quand on est parents qu’on doute de tout même de l’amour. Car cette façon de s’occuper des enfants, c’est une méthode basée sur l’amour et le respect. Ça ne veut pas dire que si vous ne pratiquez pas le maternage, vous  aimez pas vraiment votre enfant. Ça veut juste dire qu’au lieu de répondre par les cris, la punition,la menace et la violence vous utiliserez l’amour. La parentalité proximale voit l’enfant comme un être humain comme les autres ça peut paraître logique mais quand on analyse la façon “traditionnelle” d’éduquer nos enfants. On peut remarquer qu’on se comporte avec eux d’une façon dont on ne se comporterait même pas avec un inconnu. Et l’excuse que l’on se donne est: si on ne le fait pas nos enfants seront des sales gosses.

L’empathie: 

Pour comprendre le maternage proximal, il faut se mettre à la place de notre enfant. Nous, en tant qu’adulte, nous avons plus ou moins difficile à gérer nos émotions. Ça dépend d’une personne à une autre. Un enfant n’a jamais appris à contrôler ses émotions.

Si c’est quelque chose de difficile pour nous adultes alors imaginez à quel point c’est dur pour un enfant. Imaginez que quand vous êtes fou de rage quelqu’un vienne vous dire en criant sur vous de vous calmer. Ça m’étonnerait que ça vous aide à vous calmer. C’est ce qui se passe pour votre enfant. Il se sent mal. Il sait pas comment extérioriser autrement ses émotions et il a besoin qu’on l’aide. Voilà, la vision du maternage proximal : se mettre à la place de l’autre (votre enfant) pour comprendre et l’aider.

Maternage Proximal

 

Les principaux fondements de la Parentalité proximale

Maternage Proximal

La première c’est l’allaitement. Quand les parents s’intéressent au bien être de l’enfant, à ses besoins, à l’écologie,… l’allaitement est donc un choix évidant. Bien-sur, il est possible de faire du maternage proximal en donnant le biberon mais l’allaitement fait vraiment parti des piliers en maternage. La parentalité proximale veut que l’allaitement dur jusqu’au sevrage naturel.

Maternage proximal

Ensuite vous avez le cododo. Une pratique assez critiquée (comme à peu près toutes celles qui constituent la parentalité proximale). C’est le fait de dormir avec son enfant. Il a vécu les 9 premier mois de sa vie dans votre ventre en permanence avec sa maman. Le mettre dans un grand lit froid sans personne auprès de lui est assez difficile pour le bébé. Et penser qu’il apprendre c’est faut il va juste résigner. L’ONE préconise d’ailleurs de dormir avec son enfant pendant sa première année de vie car ça évite la mort subite du nouveau né. Rien que pour ça, je trouve que ça vaut la peine de le faire 1 an.

Le portage fait aussi parti des piliers de la parentalité positive. Au Vietnam, à Bali, en Afrique, les mères et même les pères portent leur enfant jusqu’à leur 3 ans. Et quand on y réfléchit, c’est tellement mieux pour notre enfant. En sortant du ventre de sa mère, le bébé a besoin de retrouver ce qu’il avait avant de naître. En le portant, il retrouve le bercement de sa maman qui marche, sa voix qui raisonne dans sa poitrine et son cœur qui bat.

Des études ont prouvé qu’un bébé que l’on laisse pleurer, qu’on ne veut pas habituer aux bras,… met tellement d’énergie à essayer de se rassurer seul qu’il ne peut plus découvrir le monde qui l’entoure. Il a besoin de se sentir apaisé et en sécurité pour pouvoir observer, s’émerveiller, sentir, toucher,… En bref se développer et faire ses propres expériences –> GRANDIR.

Que se passe-t-il dans le corps de votre bébé quand vous le laissez pleurez ?

Si ses pleures sont ignorés, son corps est submergé d’hormones de stress. Sur la durée, cela peut endommager son système nerveux central. Sa croissance et son potentiel d’apprentissage peuvent également en être affecté.
Dans une interview au Süddeutsche Zeitung, Karl Heinrich Brisch, chef du service de médecine psychosomatique de l’hôpital pour enfants de l’Université de Munich, explique que les bébés qu’on laisse pleurer apprennent très tôt à déclencher un programme d’urgence dans leur cerveau, très similaire au réflexe de thanatose observé chez les animaux dont la vie est menacée, et qui consiste à simuler la mort. Leur développement cérébral en est affecté et ils n’apprennent pas à s’adapter au stress.
 
Fabienne Becker-Stoll, directrice de l’Institut de Pédagogie infantile de Bavière, : “Les enfants ont besoin d’une chaleur physique sur laquelle ils peuvent compter, afin de satisfaire leurs besoins psychiques élémentaires et de faire baisser leur stress. C’est seulement ainsi qu’ils peuvent construire des liens sûrs et confiants avec leurs parents puis avec les autres personnes de leur entourage.”
 
Les bébés que l’on laisse crier peuvent être traumatisés. Le manque de réaction de leurs parents signifie: “Tu peux pleurer aussi longtemps que tu le souhaites, personne ne viendra t’aider.”
A l’age adulte, il en résulte fréquemment des problèmes affectifs, qui sont loin d’être les seules conséquences. Des troubles du sommeil, de l’anxiété, des dépendances et des symptômes dépressifs sont également susceptibles d’apparaître. Des chercheurs britanniques ont démontré que les nourrissons dont les besoins sont toujours satisfaits pleurent beaucoup moins au total que ceux qui reçoivent moins d’attention.

Emmaillotement

Cette méthode consiste à emballer votre bébé dans un lange de manière à ce qu’il ait ses bras contre sa poitrine et ses mains près de son visage sans bloquer les jambes elles doivent rester mobiles. Elle permet de recréer la position du bébé dans le ventre et empêche le nourrisson d’être réveillé en sursaut par ses spasmes (du au reflex Moro)

Le peau à peau

Cette pratique rejoint l’allaitement et même le portage. C’est encore une manière de rassurer votre bébé. La chaleur de votre corps qui lui tient chaud, le cœur battant qui le berce, l’odeur de ses parents qu’il découvre,…  

Vous avez encore, la diversification menée par l’enfant, la motricité libre, la pédagogie Montessori, la communication non violente,…

Je reviendrais sur ces termes plus en détails dans un prochain article. J’espère que j’ai pu vous éclaire sur ce sujet et vous donner envie d’en savoir plus. N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous avez des questions 🙂

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